Affaire Sidiki Diabaté/Mamacitan : la meilleure campagne de plaidoyer contre les violences faites aux femmes au Mali

Au-delà des faits, l’affaire Sidiki Diabaté/Mamacitan révèle une extraordinaire leçon de plaidoyer dont l’impact est aussi immédiat que remarquable.

La spontanéïté et l’ardeur avec lesquelles des hommes et des femmes, de façon désintéresée et sans aucun lien avec la victime, se sont engagés dans l’information, la dénonciation, et surtout la réclamation de la justice, est sans commune mesure.

Tous les supports de communication ont été mis à contribution de façon systématique : réseaux sociaux et influenceurs (surtout), médias classiques et nouveaux médias, le tout sans aucun financement comme l’aurait exigé une campagne de sensibilisation et de plaidoyer ordinaire planifiée.

L’impact de cette campagne citoyenne ?

L’artiste présumé coupable a initialement sous-estimé la portée, la fureur, et l’indignation populaire pour cette violence conjugale de trop

.

Ces dernières années, des épouses ont été tuées a coup de pistolet, battues a mort, contraintes au suicide, etc. Et pour chaque cas, il s’est trouvé des diables pour tenter de justifier l’injustifiable du genre « un homme ne saurait attenter à la vie de sa femme sans raison ». Soubhanallah ! Qu’est ce qui pourrait justifier ce crime ?

 Malgré ces multiples cas d’atrocité, les esprits se sont résignés résignés, passé le temps de l’indignation générale.

Cette fois-ci, la puissance de la pression générale n’a laissé aucun choix à la victime, elle-même, contrainte à porter plainte, comme elle-même l’a affirmé dans une interview vidéo.

La rage d’en finir avec les faits de violence sur les femmes s’est plus que jamais emparée des Maliens en l’occurence. Et les tentatives maladroites de riposte des défenseurs de l’artiste n’ont rien pu changer, sinon à durcir la lutte.

Et sans être encore condamné devant la justice du Mali, l’artiste a déjà payé cher ses présumés actes avec son retrait des compétition, l’annulation de contrat publicitaire…

Espérons que cette affaire soit l’ultime leçon pour les hommes violents, notamment de la jeune génération en proie aux hallucinogènes et sans repères. Le jugement qui établit la culpabilité ou non de l’artiste appartient aux seuls juges. 

Ce qui est indéniable aujourd’hui, c’est que l’affaire Sidiki Diabaté/Mamacitan a offert la meilleure campagne de sensibilisation et de plaidoyer contre les violences faites aux femmes.  L’alerte et la prise de conscience sont immense au sein de la popuplation.

Des « irréductibles » pourraient certainement persister dans la barbarie, le temps qu’ils soient démasqués ; des « Sidiki Diabaté » on en trouve sur le chemin de beaucoup de femmes murées dans le silence et la honte.

C’est justement pour toutes ces « Mamacitan » silencieuses que la lutte contre les violences faites aux femmes doit s’intensifier. Plus rien ne sera comme avant !

La Rédaction Femmeplus.net

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