Violences sur les femmes : l’Association pour le progrès et la défense des femmes (APDF) suit l’affaire Sidiki Diabaté/Mamacitan

 Violences sur les femmes : l’Association pour le progrès et la défense des femmes (APDF) suit l’affaire Sidiki Diabaté/Mamacitan

On n’a pas beaucoup entendu les associations féminines sur les images de violences sur une femme et qui incriminent l’artiste Sidiki Diabaté. Femmeplus.net est allée à la rencontre de Mme Diawara Bintou Coulibaly, présidente nationale de l’APDF.

Femmeplus.net : vous avez certainement entendu parler de l’affaire Sidiki Diabaté et Mamacitan, quelle a été la réaction de l’APDF ?

Diawara Bintou Coulibaly : concernant les images vidéo, nous avons contacté la fille, on lui proposé un avocat pour prendre son dossier en charge, elle dit qu’elle a un avocat. Nous sommes en train de suivre l’affaire de prêt

les participantes 

Femmeplus.net : que pensez-vous des violences faites aux femmes au Mali ?

Diawara Bintou Coulibaly : La majorité des femmes sont victimes de violence, souvent elles prennent leur mal en patience, elles ont peur de dénoncer pour le pas perdre leur époux, pour qu’elles ne soient pas stigmatisées par la société.

Femmeplus.net : pourquoi les victimes ont du mal à en parler ?

Diawara Bintou Coulibaly : Selon la société et la religion musulmane, la femme doit être soumise, et supporter tous les caprices dans le foyer, les poids des us et coutumes, la peur d’être stigmatisée.

Femmeplus.net : que pensez-vous de la façon dont la justice est rendue pour ces cas de violence ?

Diawara Bintou Coulibaly : Les femmes ont peur de la justice car pour elles, un pauvre n’a jamais gagné ; en plus les justiciables n’ont pas confiance en la justice. Il faut tenir compte du coût élevé de la justice.

Femmeplus.net : Comment faire pour réduire les cas de violence sur les femmes ?

Diawara Bintou Coulibaly : Il faut informer et sensibiliser les femmes et les hommes sur les conséquences de violences basées sur le genre, l’autonomisation des femmes, encourager les filles à étudier, arrêter les mariages précoces.

Depuis l’éducation familiale, on cultive cette suprématie du garçon par rapport à la fille, la pratique pratriacat.

Djélika Dembélé « Liza »

Femme Plus

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